Première escale sénégalaise pour Eric Besson

Eric Besson est attendu ce soir à Dakar pour faire le point sur la politique d’immigration française. Pour cette première visite en terre africaine,  comment le ministre de l’Immigration va-t-il être accueilli ? Destins d’immigrés a interrogé des journalistes sénégalais pour faire le point sur cette visite…

« Tout ce qui touche aux relations bilatérales franco-sénégalaises nous intéressent forcément, surtout quand il s’agit d’aborder la question, très sensible, de l’immigration », explique Serigne Saliou Samb, rédacteur en chef du quotidien L’Observateur.  

Le Sénégal est le premier pays africain à avoir signé en 2006 (puis une version complétée en 2008) des « accords de gestion concertée des flux migratoires« . Ces accords visent à déterminer un quotas de titres de séjours et de travail pour les ressortissants de pays africains en échange d’une coopération élargie pour le retour des sans-papiers expulsés de France.

Une politique de donnant-donnant en apparence. Mais avec des programmes d’aide au développement de plusieurs milliards d’euros dans la balance, beaucoup ont le sentiment que Dakar a dû se plier aux exigences des autorités françaises. « Nos dirigeants ont pris l’habitude de signer des accords en catimini et de ne pas s’en expliquer devant le peuple », analyse Serigne Saliou Samb.

Signé par sept autres Etats, (Gabon, République du Congo, Bénin, Cap Vert, Burkina Faso, Tunisie, Maurice), l’accord de gestion concertée n’est pourtant pas en vigueur, sauf au Gabon. Dans un entretien au quotidien Le Soleil, le ministre de l’Immigration indique que l’accord bilatéral avec le Sénégal est « actuellement en cours d’examen au Parlement français et devrait être ratifié avant la fin du printemps 2009 ».

En France comme au Sénégal, cette politique d’immigration choisie continue de faire des vagues. Initialement destinées à enrayer l’immigration clandestine, les mesures du gourvenement français ne semblent pas porter leurs fruits. « Chaque jour, il y a des nouvelles embarcations » souligne Serigne Saliou Samb. « Ils partent en France pour survivre, pour rechercher du travail » analyse Alassane Samba Diop, rédacteur en chef de la radio RFM. Il pointe la responsabilité des dirigeants africains n’ont pas mis en oeuvre de véritables politiques de l’emploi.

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Classé dans politique d'immigration

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