La police s’invite chez Emmaüs Marseille

« Intolérable ». Les membres de la communauté Emmaüs de la Pointe-Rouge à Marseille n’ont plus que ce mot à la bouche depuis hier. Après l’arrestation lundi d’un Algérien sans-papier herbergé par l’association, la police de l’air et des frontières a perquisitionné mardi le centre marseillais. Objectif: saisir les documents administratifs des compagnons portant un « nom à consonance étrangère hors Shengen », a expliqué Kamel Fassatoui. Ce responsable de la communauté a été placé en garde en vue pendant six heures durant lesquelles on lui a demandé de fournir des détails sur les membres de son associations.

Sous le choc, le réseau Emmaüs n’a pas tardé à réagir.  La direction nationale a dénoncé dans un communiqué une  » criminalisation des centres d’accueil ». Pour la première fois, les communautés des Bouches-du-Rhône ont fermé leur salle des ventes cet après-midi.

« La communauté Emmaüs de la Pointe-Rouge a vécu un événement scabreux, intolérable et inadmissible », s’est indigné son président Jean-Marie Allegrini qui pointe une atteinte au principe d’accueil inconditionnel. C’est là un reniement d’une promesse de Nicolas Sarkozy.

« Quand quelqu’un est dans la rue, qu’il est dans une situation d’urgence et de détresse, on ne va toute de même pas lui demander ses papiers! […] Dans les centres d’urgence, on doit accueillir tout le monde! », a déclaré le Président de la République le 17 octobre 2007 à l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère.

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4 Commentaires

Classé dans politique d'immigration, Sans papiers

4 réponses à “La police s’invite chez Emmaüs Marseille

  1. Ca commence à devenir vraiment dingue et franchement flippant…

    Vivement qu’on renvoie les Hongrois chez eux (ou au moins dans leur maison neuilléenne…) !

  2. Immigre et Illetre

    Si on héberge des clandestins on est hors de lois.
    Oui ou fermeture définitive de emanus si ils cache des clandestins.

  3. Pingback: La dépénalisation de l’aide aux clandestins en débat « Destins d’immigrés

  4. Zinno Sophie

    Si un état est inapte à assurer l’imperméabilité de ses frontières ou de ses cotes, c’est lui qui doit etre condamné, et non les clandestins. Quand des hommes et des femmes essaient de survivre, en vivant cachés, en étant interdits de travail pour leur subsistance, résidant pendant plusieurs années sur le sol sans etre régularisés, c’est cet état qui doit etre condamné devant la communauté internationale.

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