Archives mensuelles : janvier 2009

Rétention: l’appel d’offres qui sème la zizanie

Les associations d’aide aux étrangers ont jusqu’au 10 février pour répondre au second appel d’offres lancé par le ministère de l’Immigration concernant l’assistance juridique aux étrangers retenus. En passant par un marché public pour une mission aussi sensible, le ministère sème la zizanie au sein du milieu associatif.

« Brice Hortefeux est un homme politique habile. Il sait où mettre le doigt pour séparer », dit Pierre Henry, directeur général de France Terre d’Asile. Depuis que Brice Hortefeux -qui a depuis quitté le ministère de l’Immigration et de l’identité nationale pour celui du Travail- a décidé l’été dernier d’ouvrir à la concurrence le marché de l’assistance juridique dans les centres de rétention, les associations d’aide aux étrangers sont divisées.

Après un premier appel d’offres qui a été annulé par le tribunal de Paris, un second appel d’offres a été publié le 18 décembre. Les personnes morales qui le souhaitent peuvent déposer une offre avant le 10 février à 12 heures. Les associations n’ont officiellement pas encore arrêté leur position, mais les candidats d’hier seront très probablement ceux de demain. (« Centre de rétention: le ministère de l’Immigration lance un nouvel appel d’offres« ).

Un marché de cinq millions d’euros

Le marché public de l’information juridique des étrangers retenus représente un marché de cinq millions d’euros. Un enjeu considérable pour la Cimade qui compte 70 salariés dans les CRA. Et de quoi aiguiser les appétits. C’est du moins cette lecture économique que fait Serge Slama, maître de conférence en droit public et militant au GISTI : aller sur le marché de la rétention serait un moyen, pour certaines associations, de se développer. « De l’extérieur c’est l’impression que ça donne », commente-t-on à la Cimade, soulignant que France terre d’asile et Forum réfugiés n’ont qu’une seule activité, l’hébergement des demandeurs d’asile.

Le « marché des sans-papiers » serait donc attractif. Une interprétation que rejettent en bloc les associations candidates. « On n’a pas besoin de l’argent de la rétention », soutient Julien Poncet, directeur adjoint de Forum Réfugiés, qui invoque une raison plus noble : « c’est notre responsabilité de barrer la route à ceux qui ne sont pas spécialisés ». Du côté de France Terre d’Asile, l’explication est plus confuse. « Je ne me suis jamais dit oh chouette un nouveau marché » s’exclame Pierre Henry. Il assure qu’il n’y a pas d’enjeu économique et parle même d’«emmerdes supplémentaires ». Pourquoi candidater alors ? « Disons que je ne veux pas être absent de ce débat », se contente de répondre Pierre Henry.

Plutôt que de concurrence entre ces associations, Laetitia Van Eckhout, journaliste au quotidien Le Monde et spécialiste des questions d’immigration, parle de « différence d’approche ». « Forum réfugiés et France terre d’asile ont franchi le pas : l’aide juridique aux étrangers retenus était une prestation de service que l’Etat sous-traitait, maintenant c’est un marché. Alors que pour la Cimade, l’aide juridique et sociale aux étrangers ne relève pas d’un marché, c’est une délégation de service ».

Les motivations de l’Assfam sont plus claires. L’objet du marché -l’accès au droit- fait partie de ses missions et elle avoue sans mal avoir besoin de trouver d’autres offres qui correspondent à ses activités pour faire face à une baisse importante de ses financements. En effet, le budget 2009 du ministère de l’immigration prévoit une chute de plus de 50% des crédits consacrés à l’intégration. « Quand on a quatre-vingts salariés et qu’on ne veut pas les mettre à la porte, on est obligé d’aller chercher ailleurs », dit Christian Laruelle, directeur de l’Assfam.

Une autre explication que celle de l’intérêt économique existe. Alors que la politique d’immigration de la France ne cesse de se durcir, la question des s ans-papiers est plus que jamais sur le devant de la scène. Peut-être est-il naturel pour des associations qui aident les étrangers de se tourner vers les sans-papiers et la rétention.

Agacé d’être montré du doigt par certains « donneurs de leçons », Pierre Henry dit avoir « un principe de réalité ». Puisque le ministère a de toute façon décidé de contractualiser avec plusieurs personnes morales, autant que ce soit avec des associations spécialisées. France terre d’asile, qui s’occupe des demandeurs d’asile, de mineurs isolés, d’emploi et d’intégration, a «une culture du compromis que d’autres n’ont pas ».  Depuis plusieurs années, le monde associatif n’a pas tranché la question du rapport aux pouvoirs publics. Un débat qui oppose généralement les associations de terrain, régulièrement amenées à travailler avec les pouvoirs publics, et les associations plus protestataires.

L’impossible boycott de ce marché public

Au moment de la publication du second appel d’offres, Serge Slama a appelé au boycott, au motif que « l’assistance juridique des étrangers en rétention ne doit pas faire l’objet d’un marché ». Mais cette solution ne semble pas être envisagée par les associations. La Cimade ne peut pas prendre le risque de boycotter le marché alors que d’autres vont postuler. Et les autres organisations ne veulent pas laisser le champ libre à la Cimade.

Chacun s’observe. Qui va dégainer en premier ? La Cimade, qui a beaucoup à perdre, est accusée de défendre avant tout son « beefsteak ». « Si l’appel d’offres va jusqu’à son terme, il y aura forcément des départs de salariés », explique Damien Nantes, responsable du service défense des étrangers reconduits à la Cimade. L’Assfam, France terre d’asile et Forum réfugiés sont en contact entre elles, mais pas avec la Cimade. L’Ordre de Malte semble plutôt isolé. Quant au mystérieux Collectif Respect, il est injoignable. France terre d’asile se dit prête à travailler avec d’autres associations. Tout reste « ouvert » selon Pierre Henry. Mais il ne s’en cache pas, « le dossier (de candidature) est prêt ».

Il est peu probable que le nouvel appel d’offres connaisse le même sort que le précédent, car il est plus difficilement attaquable. « Le nouveau marché est bétonné » reconnaît Serge Slama. Mais pour les associations farouchement opposées à la réforme, une alternative reste envisageable : attaquer l’appel d’offres une fois la répartition des lots effectuée, si les conditions de la concurrence ne sont pas respectées. En effet, au moment du premier appel d’offres, le cabinet de M. Hortefeux serait intervenu auprès de France terre d’asile, Forum réfugiés, l’Assfam et l’Ordre de Malte pour la répartition géographique des lots. « S’il y a une telle intervention cette fois-ci, l’appel d’offres pourra être attaqué pour non respect des règles de la concurrence ». Mais Eric Besson, le nouveau ministre de l’immigration, sera peut-être plus prudent.

La marchandisation du travail social

Malgré leur mésentente actuelle, les associations qui ont postulé au précédent appel d’offres et répondront très certainement au second sont toutes d’accord sur un point : « passer par un marché public n’était pas la meilleure façon de faire ». Cela place les associations en situation de concurrence.

La raison invoquée par Brice Hortefeux est simple : il faut plus de diversité dans les CRA. Pourtant, la Cimade a fait des propositions au ministère pour travailler avec le Secours catholique et d’autres ONG européennes. Celles-ci sont restées lettres mortes. Beaucoup voient donc dans cette réforme une manœuvre pour tenter d’écarter la Cimade, le ministre s’étant plaint de cette association qui se montrait « toujours critique ». L’incendie du CRA de Vincennes l’été dernier a durci les relations entre la Cimade et le ministère de l’Immigration. Bousculée sur sa gauche par des associations plus radicales, l’organisation protestante s’était faite plus critique vis-à-vis de la politique d’immigration. Son président, Patrick Peugeot, s’était mis à dénoncer la « politique du chiffre ». Pourtant, l’association, quoiqu’en dise le ministre, n’est pas si protestataire que ça. « Ce ne sont pas des gauchos », insiste Laetitia Van Eckhout.

La rétention était un des derniers secteurs concernant les étrangers qui n’était pas soumis au marché. Alors que depuis 1974 France terre d’asile coordonnait le dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile, l’hébergement des demandeurs d’asile est devenu un marché public en 2003. De même, la session « vivre en France », qui fait partie du contrat d’accueil et d’intégration et qui était organisée par l’Assfam, passe désormais par un marché public. « La marchandisation tend à se répandre dans le domaine du travail social », déplore Damien Nantes.

La logique voulue par le ministère est en marche. Malgré la situation de concurrence dans laquelle se trouvent actuellement les associations qui souhaitent intervenir dans les centres de rétention, celles qui emporteront les différents « lots » devront travailler ensemble. Pour le bien de ceux qu’elles défendent.

Claire Debuyser


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Eric Besson, dans les pas d’Hortefeux et un lapsus en plus !

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Invité dimanche 25 janvier du Grand-Jury RTL-LCI-Le Monde, le nouveau ministre de l’Immigration, Eric Besson, a indiqué se donner le même objectif que Brice Hortefeux en 2008 : 26 000 expulsions.

La politique du chiffre sera donc toujours de mise sous l’ère Besson…

Mais sa promotion au poste de Ministre n’a pas empêché le nouveau chouchou de Nicolas Sarkozy de déraper. Interrogé sur les origines de la France comme terre d’immigration, l’ancien socialiste parle d' »invasion de l’Afrique » avant de rectifier ses propos :

“C’est vrai des temps anciens, tout le monde le sait, des grandes invasions. C’est vrai du XIXème et du XXème siècle, avec les Italiens, les Polonais, d’autres qui se sont intégrés. Ensuite, il y a eu à la fois une invasion… euh, une immigration de provenance d’Afrique et du Maghreb. Non pas une invasion, qu’il n’y ait pas de lapsus sur le sujet ».

Pour un compte-rendu détaillé de son intervention, voir les articles du Nouvel Obs et de Libération.

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« Dem walla dee »: ciné-débat sur le Sénégal mercredi 28 janvier

Mercredi 28 janvier à 20h, l’espace Macaq diffuse un documentaire sur les Sénégalais qui choisissent de quitter leur pays. Voici le synopsis de  « Dem walla dee » : 
 
A partir des récits poignants des traversées que nous livrent ceux qui
 ont choisi d’émigrer du Sénégal et leurs proches, le film « Dem walla dee »
(Partir ou mourir) nous fait découvrir les conditions de vie de ceux qui veulent partir et dénoncent leur gouvernement qui, après les avoir
rapatriés, les abandonne à leur sort.
La projection sera suivie d’un débat en présence d’Olivier Chantry (Comité
 pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde), pour aborder les
 problématiques liées à ces modèles de développement imposés.
 

Pratique. Espace MACAQ: 123, rue de Tocqueville (Paris 17)  http://www.macaq.org

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Les étrangers de France et d’Allemagne s’exposent à la Cité de l’immigration

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Racisme, mauvaises plaisanteries sur leurs habitudes, regards suspicieux…Quelle que soient les époques, les immigrés ont toujours disposé d’un statut d’exception dans la société. En comparant les histoires allemande et française, l’exposition « A chacun ses étrangers ? » à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration engage habilement cette réflexion sur l’Autre.

 

Un Autre qui suscite la méfiance. Ca commence par des caricatures dans des journaux populaires : le Juif au long nez qui veut prendre votre argent ou la « tsigane qui attaque une fermière » dans Le Petit Journal en 1905. Puis, c’est l’Etat qui s’en mêle. Soit il contrôle : là où l’Allemagne adopte un principe de la nationalité fondé sur le critère ethnique, la France choisit en 1912 d’identifier les nomades en rendant obligatoire le carnet anthropométrique. Soit il exclut : dès 1883, l’Etat allemand interdit aux « gitans étrangers » de séjourner sur son territoire. L’extrême est atteint sous l’Allemagne nazie avec la déportation et l’extermination des Juifs.

 

Ces pratiques ont contribué à figer les représentations dans le temps. Depuis les années 1980, les manifestations d’antisémitisme ont repris. De même, l’image du tirailleur sénégalais sur les boîtes de Banania, est resté comme le symbole de la France coloniale. Ces immigrés, dont près de 480 000 coloniaux qui ont servi l’armée française, on en a un peu trop vite oublié l’importance. Ainsi du groupe Manouchian, des combattants étrangers de la résistance communistes qui furent exécutés par le régime de Vichy en 1944.

 

Pourtant il arrive que l’image stéréotypée de l’étranger change au fil du temps. Dans les années 1880, la presse populaire comme L’Assiette au beurre caricaturait volontiers « l’ennemi anglais » : un regard narquois, un nez épaté et la pipe en bouche masquée par de longues moustaches noires, l’Anglais est présenté en costume traditionnel à carreaux. Et puis patatras. C’est la guerre. Le voisin d’outre-manche devient soudain « l’allié courageux ». Fort et vigoureux.

 

Anglais, Italiens, Belges, Polonais et Juifs auparavant, les étrangers d’aujourd’hui sont Arabes et Africains. Bien utiles quand le pays manque de main-d’œuvre, à l’image de Armando Rodrigues de Sà, le millionième « travailleur invité » (Gastarbeiter) accueilli dans les années 1960 en Allemagne avec une mobylette en cadeau de bienvenue. Mais l’immigré est aussi très vite dénigré et stigmatisé. Quand c’est la crise, c’est pire : l’étranger dérange. Alors on lui demande poliment de s’en aller comme l’a fait Valéry Giscard d’Estaing à partir de 1977 en tentant une politique de retour au pays.

 

Au final, l’exposition renvoie les sociétés allemande et française face à leurs contradictions. Malgré la valorisation de la France black-blanc-beur de 1998 ou de l’Allemagne multiculturelle, les stéréotypes refont surface avec les attentats du 11 septembre comme le montrent les Unes du Nouvel Obs, du Point et du Spiegel. Toutes reprennent l’association « immigré-islamiste-terroriste-banlieue ». Un exemple qui nous montre tout le chemin qui reste à parcourir. Pour que les sociétés occidentales se regardent enfin dans le miroir…et s’acceptent comme elles sont.

 

L.M.

Pratique. « A chacun ses étrangers ? France-Allemagne de 1871 à aujourd’hui » à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, jusqu’au 19 avril 2009. Métro Porte Dorée. Tarif plein : 5 euros. Tarif réduit : 3,50 euros.

http://www.histoire-immigration.fr/index.php?lg=fr&nav=591

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L’expo « A chacun ses immigrés » en photo

Cité nationale de l'histoire de l'immigration2
 

 

Le rescensement des nomades est obligatoire dès 1912

Le rescensement des nomades est obligatoire en France dès 1912

 

 

Le Grelot, caricature des travailleurs belges qui représentent l'essentiel de l'immigration à la fin du XIXe siècle, 4 sept 1892 (fac-similé)

Le Grelot, caricature des travailleurs belges qui représentent l'essentiel de l'immigration à la fin du XIXe siècle, 4 sept 1892 (fac-similé)

des critères pseudo-scientifiques sont élaborés par les anthropologues qui participent à la diffusion du racialisme

Nuancier de couleur: des critères pseudo-scientifiques sont élaborés par les anthropologues qui participent à la diffusion du racialisme

la colonisation élargit les représentations sur l'étranger

Affiche de l'exposition coloniale Marseille, 1906: la colonisation élargit les représentations sur l'étranger

 

 

L'antisémitisme des années 1880 nourrit les stéréotypes sur les juifs (fortune, caractéristiques physiques,...). L'affaire Dreyfus en 1899 divise la France en deux. En Allemagne, elle génère un sentiment anti-français et anti-républicain.

L'antisémitisme des années 1880 nourrit les stéréotypes sur les juifs (fortune, caractéristiques physiques,...). L'affaire Dreyfus en 1899 divise la France en deux. En Allemagne, elle génère un sentiment anti-français et anti-républicain.

on compte près de 480 000 coloniaux dans l'armée française. Le tirailleur sénégalais sur les boîtes Banania reste dans les mémoires.

Pendant la Première guerre mondiale, les colonies fournissent un réservoir humain : on compte près de 480 000 coloniaux dans l'armée française. Le tirailleur sénégalais sur les boîtes Banania reste dans les mémoires (affiche publicitaire, 1917).

Magazine satirique allemand Kladderadatsch sur les soldats coloniaux dans l'armée française, 23 juillet 1916. Même après guerre, les journaux allemands continuera cette stigmatisation des coloniaux dans l'armée française qui occupe la Ruhr.

Magazine satirique allemand Kladderadatsch sur les soldats coloniaux dans l'armée française, 23 juillet 1916. Même après guerre, les journaux allemands continuent cette stigmatisation des coloniaux dans l'armée française qui occupe la Ruhr.

En février 1944, 23 membres du groupe Manouchian, résistants étrangers communistes , sont exécutés par le régime de Vichy. Après guerre, l'opinion transformera ces terroristes en héros morts pour la France.

En février 1944, 23 membres du groupe Manouchian, résistants étrangers communistes , sont exécutés par le régime de Vichy. Après guerre, l'opinion transformera ces terroristes en héros morts pour la France.

Le film Toxi en 1951 raconte l'histoire d'un enfant de l'Occupation rejetée par ses proches et finalement ramenée aux Etats-Unis par son père africain-américain. Il reflète la réalité d'après guerre en Allemagne. Victimes de discriminations, les métis, enfants de soldats américains finissent par émigrer aux USA.

Le film Toxi en 1951 raconte l'histoire d'un enfant de l'Occupation rejetée par ses proches et finalement ramenée aux Etats-Unis par son père africain-américain. Il reflète la réalité d'après guerre en Allemagne. Victimes de discriminations, les métis, enfants de soldats américains finissent par émigrer aux USA.

 

 

 

A partir des années 1950, l"Allemagne de l'Ouest recrute des "travailleurs invités" (Gastarbeiter) pour la reconstruction du pays. En 1964, Armando Rodrigues de Sà devient le millionème Gastarbeiter. Il reçoit une mobilette comme cadeau de bienvenue. Il est icône de ces travailleurs victimes de discriminations.

A partir des années 1950, l"Allemagne de l'Ouest recrute des "travailleurs invités" (Gastarbeiter) pour la reconstruction du pays. En 1964, Armando Rodrigues de Sà devient le millionème Gastarbeiter. Il reçoit une mobilette comme cadeau de bienvenue. Il est icône de ces travailleurs victimes de discriminations.

La crise des années 1980 amplifie les actes de xénophobie. Les associations allemandes reprennent le slogan anti-raciste "Touche pas à mon pote" dans les manifestations.

La crise des années 1980 amplifie les actes de xénophobie. Les associations allemandes reprennent le slogan anti-raciste "Touche pas à mon pote" dans les manifestations.

Après le 11 septembre, la presse reprend les stéréotypes sur les étrangers. L'association "jeunes=banlieues=immigrés=islamistes" est dans tous les journaux.

Aujourd'hui encore, la presse reprend les stéréotypes sur les étrangers. L'association "banlieues=immigrés=islamistes" est dans tous les journaux à la suite des attentats du 11 septembre 2001 et des émeutes dans les banlieues en 2005

Gerald Asamoah, joueur de l'équipe nationale né au Ghana et naturalisé Allemand en 2001, essuie des insultes racistes répétées. Le magazine de football 11 Freunde publie un portrait de lui avec la peau claire et les yeux bleus sous le titre "C'est mieux comme ça?"

Gerald Asamoah, joueur de l'équipe nationale né au Ghana et naturalisé Allemand en 2001, essuie des insultes racistes répétées. Le magazine de football 11 Freunde publie un portrait de lui avec la peau claire et les yeux bleus sous le titre "C'est mieux comme ça?"

Contrat d'accueil et d'immigration, symbole de la politique d'immigration française en 2008-2009

Contrat d'accueil et d'immigration, symbole de la politique d'immigration française en 2008-2009

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Le bilan de Brice Hortefeux en chanson

Brice Hortefeux -qui a quitté le ministère de l’Immigration jeudi dernier- a annoncé la semaine dernière que le nombre d’expulsions en 2008 s’était élevé à près de 30 000. Un bilan qui n’a pas manqué d’inspirer les deux compères de « La chanson du dimanche ».

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Journée diversité sur les stations de Radio France

Lundi 19 janvier, la veille de l’investiture de Barack Obama au poste de président des Etats-Unis, les stations de Radio France consacreront 24h à la thématique de la diversité.

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